Diadorim de Joao Guimaraes Rosa

Editions 10-18

Littérature :
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Histoire :

" Le diable dans la rue, au milieu du tourbillon... "

Comment décrire un roman aussi complexe ?
C'est l'histoire d'un jagunço, homme de main, mercenaire, et de sa vie dans le Sertao, le grand désert intérieur du Brésil à la fin du XIXème siècle : voilà ce qu'on pourrait en dire, succinctement.
Mais ça ne serai pas vrai, Diadorim, c'est le récit que fait un vieil homme de sa vie, au gré de ses souvenirs et de ses obsessions. Et Riobaldo raconte, page après page l'amour qui a déterminé son destin, en faisant de lui un justicier / bandit, preux chevalier autant que hors la loi de Far West.
De batailles épiques en légendes du Brésil profond, le narrateur nous entraîne dans une course folle et haletante, non au fil des évènements passés, mais par association d'idées, d'épisodes en épisodes, sans trop de logique apparente...

Là encore, pourtant, il manque quelque chose à cette description.
La dimension universelle de ce roman somptueux ?
La chaleur de la voix de Riobaldo ?
Sa compréhension profonde de son pays ?
Son amour pour les femmes, les prostitués comme les saintes ?
Son obsession religieuse ?
Ou bien encore Diadorim, personnage énigmatique et charismatique, ce modèle aux mains blanches et délicates, aux yeux verts, et au courage jamais mis en défaut ?
Diadorim, son ami, son frère d'arme, son plus grand amour.

Une seule chose est sûre, Diadorim est un des plus grands chef-d'œuvre du XXème siècle, magnifiquement écrit, magnifiquement construit.
Son rythme hypnotique, parfois hésitant ou chargé d'émotion mérite une attention particulière : ce n'est certes pas un roman facile à lire, mais c'est un roman qui bouleverse jusqu'au fond de l'âme, et vous marque à jamais.

Melanie Frerichs-Cigli

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